• Les temps forts du foot régional liégeois en vidéos

    Les temps forts du foot régional liégeois en vidéos
    Cl.D.

    P1: Geer - Sprimont

    2291-p1-e-s-f-c-geer-r-f-c-b-sprimont-22-09-2019

    P1: Rechain - Melen

    2289-p1-r-e-rechain-r-a-melen-m-22-09-19

    P1: Ster - Malmundaria

    2282-p1-f-c-ster-francorchamps-r-f-c-malmundaria-22-09-19

    P1: Dison - Ougrée

    2278-p1-lg-stade-disonais-r-ougree-f-c-22-09-2019

    P1: Wanze - KFC Amel

    2277-p1-r-e-s-wanze-b-o-k-f-c-amel-21-09-2019

    P1 : La Calamine - Minerois

    2273-p1-r-f-c-u-calamine-r-e-minerois-21-09-2019

  • Quévy: 200 bénévoles pour les vendanges au Chant d’Eole (vidéo)

    Une journée magnifique pour la récolte du raisin.
    Une journée magnifique pour la récolte du raisin. - Pa.Ti.

    « On ne vendange pas qu’aujourd’hui », nous confie Hubert Ewbank, un des responsables du domaine. « Cela dure une petite semaine mais le dimanche est consacré aux bénévoles qui, pour beaucoup, viennent de notre région. Pour nous, ce sont des journées importantes car elles couronnent le travail de l’année. On a échappé au mildiou, aux grêles, aux gelées tardives… C’est donc un jour de fête et quand on voit le raisin aller vers les machines on se dit que c’est réussi ! »

    En moyenne, un vendangeur cueille environ 100 kilos de raisin par jour.

    Les responsables du Chant d’Eole choient leurs « bénévoles » lesquels sont accueillis avec du café, et à midi un repas copieux les attend. En fin de journée, c’est le verre de l’amitié qui clôture ce travail. En moyenne, un vendangeur cueille plus ou moins cent kilos de raisin sur sa journée.

    100.000 bouteilles par an

    L’histoire du Chant d’Eole débute en 2010 lorsque Hubert Ewbank, 45 ans et administrateur de sociétés, rencontre Filip Remu, un Belge exilé temporairement dans le champenois. « Nous possédons des terres calcaires ici à Quévy et l’idée était alors d’appliquer la méthode champenoise.

    Des bénévoles de la région de Mons-Borinage.

    En 2010, nous avons planté des vignes sur près de 10 hectares avec quasi exclusivement du chardonnay comme cépage. En 2017, on a étendu notre domaine avec cinq hectares supplémentaires et en avril prochain on s’étend sur trois hectares en plus. L’objectif final est d’arriver à 25-30 hectares de vignes. Actuellement, on produit 100.000 bouteilles par an, mais il y a une demande pour 250 à 300.000. La vente se fait de façon parcimonieuse, soit ici au domaine soit chez 35 cavistes belges renommés ».

    La production du Chant d’Eole est de qualité, à l’image des médailles raflées ces trois dernières années lors des concours. Faut dire que le réchauffement climatique arrange les choses. On considère d’ailleurs que pour 2050 la Belgique sera terre vinicole ! Oui, terre vinicole avec une production surtout champenoise et un peu de blanc.

    Hubert Ewbank est heureux
: la récolte est bonne
!

    Si en 2018, 345 hectares étaient exploités en vignes en Belgique, cinq ans plus tôt, il n’y en avait que 150. L’engouement pour la vigne chez nous est une réalité.

  • Rodéo sur un rond-point à Péronnes (photos et vidéos)

    Rodéo sur un rond-point à Péronnes (photos et vidéos)

    Scène surréaliste qui s’est déroulée en ce début de samedi après-midi à Péronnes-lez-Binche autour du rond-point lorsqu’une quinzaine de véhicules immatriculés en France ont carrément privatisé le rond-point dit « de Péronnes » qui relie la N27 menant à La Louvière et la N55 ! Un véritable rodéo qui a bien entendu provoqué des embouteillages montres dans tous les sens de circulation.

    Sur les réseaux sociaux, un internaute binchois bloqué dans la circulation a partagé une vidéo éloquente de la scène incroyable qui a eu lieu en périphérie de Binche.

    Du rodeo sur lerond-point.

    Plusieurs véhicules ont ainsi bloqué les diverses entrées du rond-point et fait crisser leurs pneus en tournant autour. D’autres sont carrément montés sur le rond-point ! « Il s’agissait en réalité des protagonistes d’un mariage belgo-marocain », explique, encore sous le coup de la colère, le chef de zone de la zone de police de Binche-Anderlues, le commissaire Laurent Raspe. « Avant de passer par Péronnes, ils avaient déjà fanfaronné à Houdeng avant de faire la même chose au rond-point « Ruffus » à Waudrez et de se diriger vers Estinnes. En matinée déjà, nous les avions repérés mais nous avions alors réussi à canaliser leur fougue. Au retour, nous avons été prévenus de leur retour par la police de La Louvière avant de les intercepter plus loin sur leur chemin. »

    Les véhicules ont bloqué les entrées du rond-point.

    C’est donc en direction de la France que les policiers binchois ont pu les rattraper et les verbaliser. « En collaboration avec la zone de police de Lermes, nous avons pu les intercepter à Haulchin et contrôler tout le monde ou presque. »

    Les deux jeunes mariés pourront être tenus responsables de ces comportements inconscients. « Il y a eu entrave grave à la circulation et la mariée, originaire de Houdeng, et son nouvel époux de France, ont également été interpellés. Il y aura probablement d’autres poursuites possibles pour dégradation car on nous a relaté que certains protagonistes avaient jeté des objets lourds en direction d’autres automobilistes. »

    Il y a donc fort à parier pour que le programme des jeunes mariés soit retardé, eux qui devaient se rendre à Marpent, une commune frontalière située juste à côté de Jeumont.

    Des automobilistes sans gène.

  • Trucages et fausses histoires d’amour dans «Danse avec les Stars»

    Trucages et fausses histoires d’amour dans «Danse avec les Stars»

    « Ma sortie prématurée de l’émission avait fait scandale. J’avais fait le choix de calmer les choses et je tentais de discuter à l’amiable pour éviter tout scandale. Cependant, je ne peux plus me taire, car trop de choses se sont passées. Des choses que je considère graves, inacceptables. Pour le public et pour les candidats. Je vais vous dire la stricte vérité, avec des preuves à l’appui, car je pense que je le dois à tous ceux qui m’ont soutenue. Je ne parle jamais pour rien. Quand je parle, je sais pourquoi je le fais. Et croyez-moi, j’ai autre chose à faire et une belle priorité. Rdv dans quelques jours… On ne peut pas tout accepter », avait écrit Hapsatou Sy sur Instagram il y a quelques jours, en commentaire d’une photo où elle posait avec son ancien partenaire de danse Jordan Mouillerac.

    Et l’ancienne candidate de la saison 8 a attendu ce vendredi pour lâcher une véritable petite bombe, dans les colonnes de Public, alors que DALS revient ce samedi soir pour une 10e saison. Pourquoi a-t-elle attendu tout ce temps pour parler ? Car son ancien danseur Jordan Mouillerac faisait encore partie de l’émission, ce qui n’est pas le cas cette année car il a été évincé au dernier moment. « Je n’avais pas envie de lui faire du tort », dit-elle.

    L’ancienne chroniqueuse télé a donc maintenant tout le loisir de parler… « Le public doit savoir qu’entre ce qui est diffusé et ce qui se passe vraiment, il y a une vraie différence. DALS ne récompense pas le mérite. Vous pouvez vous tuer et tout donner à la prod, s’ils n’ont pas envie de vous favoriser, ils vous jetteront », a-t-elle expliqué.

    Mais ce n’est pas tout. Alors qu’elle participait cette année-là à l’émission de TF1 en même temps que son compagnon Vincent Cerutti (ancien présentateur du show, qui était là comme candidat et qui fut éliminé une semaine avant elle, NDLR), la production de DALS aurait voulu monter en épingle une relation naissante entre la candidate et son danseur ! « Je ne voulais pas céder sur un certain nombre de valeurs fondamentales pour moi. Dès que je suis entrée dans l’émission, j’ai compris que la prod’ voulait que je joue un début d’histoire avec Jordan. Tout ça pour susciter la jalousie de mon conjoint (…) La prod n’a pas pu écrire l’histoire qu’elle voulait. »

    Car elle aurait refusé de jouer le jeu. Selon elle, cela l’a « positionnée d’emblée comme une personne pénible ». Elle a aussi refusé d’exposer sa fille qui n’avait pas encore 2 ans à l’époque. « C’est un choix de mère qu’il faut respecter », poursuit-elle. Elle a aussi mis son veto à ce que son père de 73 ans vienne sur le plateau en « Red Room » avec les autres danseuses qui étaient « en tenue très légère ». « Mon père extrêmement pudique, je rappelle qu’il est sénégalais et musulman, ce n’est pas dans sa culture. Je m’y suis opposée et j’ai senti que c’était foutu pour moi… ».

    Maintenant qu’elle a décidé de tout révéler, elle annonce aussi qu’elle envisage de… saisir la justice ! « J’ai un pied fêlé qui ne se remet pas, je dois avoir des infiltrations tous les quatre mois qui me provoquent des douleurs au niveau du dos… Je vais voir les suites à donner avec mon avocat. »

    Une saison 10 de « Danse avec les Stars » qui ne commence donc pas sous les meilleurs auspices…

  • Man City et De Bruyne battent un record historique (vidéos)

    Man City et De Bruyne battent un record historique (vidéos)
    afp

    Manchester City a décidé de passer un après-midi sans frayeur face à Watford : les hommes de Pep Guardiola ont inscrit pas moins de… 5 buts en 18 minutes. Un record.

    Le Diable Rouge Kevin De Bruyne avait montré la voie aux Citizens en servant David Silva sur un plateau dès la première minute de jeu. La suite n’a été que festival technique et démonstration d’efficacité… même si, sur l’ensemble de la partie, les champions en titre ont touché trois fois les montants de la cage défendue par le pauvre Ben Foster. KDB a été époustouflant : le Diable a effectué un second assist en deuxième mi-temps avant de planter la huitième rose des Citizens à cinq minutes du terme de la partie.

    Les buts n’ont pas cessé de tomber à l’Etihad Stadium, à tel point que les Mancuniens sont passé proche d’égaliser le record absolu de buts marqués dans une rencontre de Premier League, un record détenu par… Manchester United. Les Reds Devils avaient atomisé Ipswich à Old Trafford le 4 mars 1995 (9-0) ! C’était il y a bientôt un quart de siècle…

  • Deux assists et un but exceptionnel pour De Bruyne avec City!

    Reuters
    Reuters

    De Bruyne est dans tous les bons coups cet après-midi... et ils sont nombreux ! Alors qu’ils avaient regagné une première fois le vestiaire sur le score de 5-0, les hommes de Guardiola ne semblaient pas rassasiés à l’heure de débuter la seconde période. A tel point que Bernardo Silva inscrivait le 7e but mancunien - son troisième de l’après-midi- à l’heure de jeu.

    L’assist est une nouvelle fois signé KDB. Le septième de la saison en six journées...

    A quelques minutes du terme de la partie, De Bruyne inscrivait même un but : une frappe imparable dans le plafond du but défendu par Ben Foster... qui s’est donc retourné 8 fois cet après-midi !

    Le Diable Rouge avait déjà remarquablement servi David Silva, lequel avait ouvert le score après seulement 53e secondes de jeu.

  • 15.000 personnes dans les rues de Bruxelles pour le climat

    15.000 personnes dans les rues de Bruxelles pour le climat

    Les manifestants ont une nouvelle fois réclamé une politique climatique courageuse, en écho aux millions de citoyens qui se sont mobilisés à travers le monde ce vendredi pour signifier à la classe dirigeante que «notre maison brûle».

    «Nous devons continuer à parler du climat et à nous mobiliser si nous voulons placer l’urgence climatique au centre du débat», a affirmé la porte-parole francophone du mouvement Youth For Climate, Adélaïde Charlier. Pour son alter ego néerlandophone, Anuna De Wever, «il ne s’agit que de la deuxième saison des mobilisations», a-t-elle lancé en fin de manifestation, annonçant une série de nouvelles actions, main dans la main avec «les travailleurs, les agriculteurs et les scientifiques».

    « La Belgique n’est pas à la hauteur »

    Présent aux côtés des manifestants, le président de la Coalition Climat Nicolas Van Nuffel a rappelé que la Belgique dispose de 100 jours, à partir de dimanche, pour adapter son Plan National Energie-Climat (PNEC), qu’elle doit remettre à la Commission européenne en fin d’année, comme chaque Etat membre. A ce jour, «la Belgique n’est pas à la hauteur de l’Accord de Paris», a-t-il insisté. «Nous appelons le Premier ministre Charles Michel à être un homme d’action et emporter des engagements concrets dans ses valises pour New York». Lundi, le secrétaire général de l’ONU y a convoqué un sommet spécial au cours duquel il va demander aux dirigeants mondiaux de réviser à la hausse leurs engagements climatiques.

    Un an après les premières manifestations en Belgique, les militants gardent espoir: «nous sommes toujours là et nous ne lâcherons pas! », ont-ils scandé tout au long du parcours.

    La marche de ce vendredi donnait le coup d’envoi d’une nouvelle semaine d’actions en faveur d’une politique climatique plus ambitieuse. Après celle-ci, «nous reviendrons encore tous les mois», ont martelé Anuna De Wever et Adélaïde Charlier face au parterre de manifestants venus les écouter au terme de la manifestation.

    Des centaines de milliers de jeunes manifestaient ce vendredi à travers le monde. De Sydney à Séoul, en passant par Manille, Bali, Tokyo ou Bombay, l’Asie-Pacifique a donné le coup d’envoi de ce «Friday for Future» planétaire destiné à faire monter la pression sur les décideurs politiques et les entreprises.

  • Le décès de la petite Mawda en cours de reconstitution à Ghlin

    Le décès de la petite Mawda en cours de reconstitution à Ghlin
    Photos et vidéo NE

    Sur les lieux, un périmètre de sécurité a été établi pour que la reconstitution puisse se dérouler à l’abri des regards, dans les meilleures conditions possibles. Impossible donc d’entrer sur le site de la protection civile sans une autorisation policière.

    Tous les protagonistes du dossier sont présents, notamment le père de Mawda. Pour faciliter les échanges, un interprète s’est même rendu sur place. Les parents de la petite fille et le chauffeur présumé de la camionnette qui transportait les migrants sont en effet originaires d’Irak.

    Pour rappel, une première reconstitution avait déjà eu lieu en juin dernier sur demande de la juge d’instruction en charge du dossier. Le but était d’établir les circonstances du drame. Mais ce vendredi, c’est la version du policier qui est vérifiée. Cette reconstitution devrait durer toute la journée.

  • 1.9 million pour sauver la petite Pia: «C’est du hold-up»

    Maggie de Block n’est pas d’accord avec le prix du médicament qui pourrait sauver Pia
    Maggie de Block n’est pas d’accord avec le prix du médicament qui pourrait sauver Pia - DR

    Il y a plusieurs jours de cela, les parents de la petite Pia avaient demandé de l’aide pour récolter 1,9 million d’euros pour payer le médicament non-remboursé dont à besoin leur fillette atteinte d’une maladie rare.

    La ministre de la santé, Maggie De Block, a réagi ce matin au prix exorbitant demandé pour le traitement de cette maladie, soit la somme d’1,9 million demandés par le laboratoire pharmaceutique Novartis. « c’est trop », « c’est du hold-up » a-t-elle déclaré.

    La petite Pia doit au moins avoir le droit de recevoir une qualité de vie décente selon la ministre : « Nous devons poser des limites aux agences pharmaceutiques, un prix plafonné est dangereux pour le patient ».

    À la question concernant l’intervention de l’état pour aider la petite Pia, Maggie de Block a répondu que le budget était limité, avant d’ajouter : « pour le moment en Europe, le laboratoire pharmaceutique ne veut pas donner ce médicament gratuitement ». Le cas par cas serait de ce fait parfois nécessaire dans les décisions de remboursement de médicaments pour le patient car les autorités « ne souhaitent pas que les agences pharmaceutiques se retirent du marché belge. »

    Une demande refusée

    Le médicament considéré comme le plus cher au monde, 1,9 million d’euros pour une injection, n’est pas encore enregistré auprès de l’Agence européenne des médicaments. Il est toutefois possible pour un Etat membre de recourir à la procédure d’usage compassionnel, c’est-à-dire de demander au fabricant de mettre gratuitement le médicament à la disposition du malade en urgence médicale et qui n’a pu être inscrit dans un programme d’essai clinique.

    Novartis a refusé, a indiqué Maggie de Block. La ministre a regretté cette attitude : la recherche qui a mené à la conception du médicament a été financée en partie par des fonds publics en France.

    « En tant que société pharmaceutique, on joue aussi un rôle social important. Ces entreprises travaillent dans un secteur qui touche au bien-être des gens et qui est en plus financé en grande partie par des moyens publics », a-t-elle souligné. À l’entendre, la marge de manœuvre des pouvoirs publics dans ce genre de dossier est étroite. Lorsqu’un médicament est enregistré par l’Agence européenne, une procédure doit encore être suivie en Belgique pour s’assurer de la sécurité du médicament et négocier son prix. Elle peut durer de 6 mois à un an et demi.

    Et ce n’est pas possible pour l’État d’intervenir pour ce cas « Imaginez maintenant que l’État décide de payer 1,9 million d’euros pour Pia. On donnerait alors aux entreprises le signal qu’elles peuvent oublier les procédures classiques de remboursement. Si vous avez l’opinion publique avec vous, vous pouvez payer un prix beaucoup plus élevé pour vos médicaments. Et, en tant que pouvoir public, nous n’aurons plus rien à dire. Les vannes seront ouvertes et notre système de soins de santé risque d’être rapidement en faillite », a averti Maggie de Block.

  • Voici l’incroyable vidéo censée soigner les détenus radicalisés!

    Voici l’incroyable vidéo censée soigner les détenus radicalisés!

    Le casque de réalité virtuelle ne sert pas uniquement aux fans de jeux vidéos ou aux amateurs de sensations fortes. Il est utilisé depuis peu dans le monde carcéral belge, pour… déradicaliser les détenus. Ce n’est pas une blague ni un scénario de film de science-fiction. Le casque, ses manettes et le logiciel qui permettent l’interactivité ont été conçus par l’ARCA (Association de recherche en criminologie appliquée, située en France) et ont bel et bien été adoptés par des criminologues et psychologues de certaines de nos prisons. Ce nouvel outil est testé dans le cadre du projet Césure à Lantin, Marche et Andenne. Projet auquel participent aussi des prisons en France et en Italie.

    Vingt détenus en bénéficient

    C’est l’ancien ministre Rachid Madrane (PS), compétent pour l’aide aux détenus, qui avait donné son feu vert afin que 20 détenus en bénéficient à Lantin, Marche et Andenne. L’expérience touche doucement à sa fin. Son successeur, la MR Valérie Gatigny, devra en dresser un bilan.

    L’enjeu est de savoir si on va étendre la méthode à l’ensemble des prisons de Fédération Wallonie-Bruxelles, voire du pays.

    Repris sur la liste de l’OCAM ou en lien direct avec le terrorisme

    L’enjeu est énorme. Pour rappel, on compte dans nos prisons quelque 447 détenus radicalisés ou qui risquent de se radicaliser (chiffre donné par le ministre de la Justice CD&V, Koen Geens, en janvier 2018). Il s’agit de personnes condamnées, prévenues ou internées dans le cadre de l’extrémisme et du terrorisme, des Foreign Terrorists Fighters repris sur la liste de l’OCAM, ou des personnes ayant un lien direct avec le terrorisme.

    Le projet, qui s’étalait sur deux ans, arrive donc à son terme. La première étape a d’abord été de former 15 travailleurs des services psychosociaux des prisons. Il a ensuite fallu sélectionner les détenus à qui on a proposé cette prise en charge. On ne l’imposait pas : tout s’est fait sur base volontaire. Et ensuite, il a fallu organiser les séances individuelles avec chacun des détenus (avec et sans l’aide du casque de réalité virtuelle) et les séances de groupe.

    Pas de bilan à l’heure actuelle

    Le département psychologie de l’Université de Liège, partie prenante au projet, ne souhaite pas, à ce stade, nous dresser le bilan de cette expérience inédite. « Tout cela se fera pour fin décembre, en même temps que le bilan que dresseront la France et l’Italie », indique la coordinatrice de l’ULiège. « Au départ, ce qui nous a séduit dans ce projet Césure, c’est que l’on aborde le détenu de manière plus humaniste. Il est pris dans sa globalité et non réduit à ce qu’il a commis. Tout le concept se base sur la théorie de la désistance (abandon du comportement délinquant) et sur le Good Live Model. Plutôt que dire à la personne, tu ne peux pas faire ceci ou cela, on travaille sur les ressources de la personne, sur ses sphères de vie… pour lui donner les moyens d’atteindre ses besoins ».

    On a hâte de savoir si ce procédé ludique aura eu des effets bénéfiques.