• Bernard est mort à cause de sa capuche à Welkenraedt

    Bernard est mort à cause de sa capuche à Welkenraedt
    J.F.

    Un accident tragique s’est produit ce vendredi matin, à Henri-Chapelle, sur la commune de Welkenraedt. Bernard, qui travaillait pour l’entreprise de réparation de poids lourds DAF Truck Tracking Rohen, a perdu la vie dans les locaux de la société. Il était le chef de l’atelier.

    D’après nos informations, le mécanicien travaillait dans une fosse, sur l’arbre de transmission d’un camion, au moment de l’accident. Il est décédé sur place avant l’arrivée des secours, à savoir une ambulance et un service de désincarcération de la zone de secours 4 VHP. Une version que nous confirme le bourgmestre de Welkenraedt, Jean-Luc Nix. « Le camion était là pour un problème de freins. On l’a placé sur les bancs de tests. La victime est descendue dans la fosse alors que le cardan (NDLR : une pièce qui transmet la puissance du moteur aux roues) tournait. L’homme portait une veste à capuche. C’est cette capuche qui s’est coincée dans le cardan et qui l’a aspiré », nous précise Jean-Luc Nix qui s’est rendu sur place.

    Un père de famille de 52 ans

    « Il est trop tôt pour connaître les circonstances exactes », nous dit-on prudemment à l’auditorat du travail, qui confirme bien l’accident de travail mortel et un problème avec le cardan. L’inspection du contrôle du bien-être au travail est descendue sur place pour en savoir plus. « Pour l’heure, on ne connaît pas les circonstances exactes de l’accident. Il y a un témoin qui est inaudible, tant il est choqué », avance la substitute Pascale Malderez.

    L’enquête devra déterminer si toutes les procédures de sécurité ont bien été respectées et pourquoi l’homme est descendu alors que le cardan tournait encore. Des analyses plus poussées seront réalisées dans les jours qui viennent.

    L’homme qui a perdu la vie est un Olnois d’origine africaine. Il s’agit de Bernard Babomba Mudimbi. Il avait une épouse et 4 enfants. Il al lait avoir 52 ans en mars prochain.

    « Ce chef d’atelier était vraiment très apprécié de tous à son travail », murmure Jean-Luc Nix, qui ajoute que ses collègues sont très choqués par l’horrible nouvelle.

    « Il s’agissait de quelqu’un d’extrêmement gentil, toujours positif, avec le sourire et qui était vraiment apprécié par tout le monde grâce à sa bonne humeur », nous glisse-t-on au garage où l’en sent que le choc est immense. L‘émotion est grande sur place et ses collègues du garage d’Henri-Chapelle n’ont pas pu continuer leurs activités durant la journée. Le garage devrait en principe reprendre ses activités ce lundi.

    Il était aussi très actif au sein de la communauté congolaise et était un modèle de courage et de sérieux pour ses proches.

    « On pouvait compter sur lui car c’était quelqu’un auquel on pouvait faire confiance. Je lui avais demandé d’ailleurs de dire quelques petits mots lors de funérailles car il avait les mots justes et qu’il était très sérieux. C’était vraiment quelqu’un de très compétent », souligne aussi un ami à qui il manque déjà.

  • Opération risquée pour Milane: du verre est logé dans son cerveau

    Opération risquée pour Milane: du verre est logé dans son cerveau
    DR

    Depuis mardi soir, la maman de Milane est au chevet de son enfant. Ce vendredi, elle a dû prendre une décision difficile : celle d’accepter qu’on réopère sa petite fille de 2 mois qui, il y a quelques jours, a été grièvement blessée au crâne par son papa. Pour rappel, ce dernier a fait irruption dans une pizzeria où Milane se trouvait avec sa maman, un ami de celle-ci et sa grand-mère paternelle. Après avoir brisé un verre à vin sur une table, Christian (26 ans) a écrasé l’objet ébréché sur la tête de la fillette. Après avoir pris la fuite, il s’est finalement rendu à la police mercredi, en fin d’après-midi. Privé de liberté, il a été présenté à un juge d’instruction liégeois et placé sous mandat d’arrêt du chef de tentative d’assassinat. Ce mardi, il comparaîtra devant la chambre du conseil de Liège.

    Ironie du sort, c’est aussi ce jour-là que Milane sera donc réopérée. Après une première opération, survenue dans la foulée du drame, la maman devait prendre la décision d’accepter qu’on opère – ou pas – une seconde fois son enfant. Après plusieurs discussions avec le corps médical, qui lui a notamment expliqué les risques encourus, elle a donné son aval.

    Cette seconde opération est programmée ce mardi en matinée. Elle durera plusieurs heures.

    Deux choix se posaient. Soit, la maman de Milane décidait de ne pas opérer. Dans ce cas, le bout de verre, toujours logé, allait agir comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête de la petite. Couvert de microbes, il risquait de provoquer des infections, ou encore des méningites, avec une issue dont on se doute.

    Un choix risqué

    La maman a donc fait l’autre choix. Qui comporte cependant des risques. Infection, hémorragie et séquelles en font partie. « Le cerveau est complexe : la partie droite dirige le côté gauche du corps, et inversement. Dans le cas de Milane, les blessures sont à gauche et donc, les risques se portent sur le côté droit du corps. La zone du langage semble être touchée, le risque est donc qu’elle ne parle pas. Il y a aussi un risque de paralysie », apprend-on d’un proche de la famille, avec l’accord de la maman.

    Milane reçoit déjà quatre antibiotiques différents de façon à prévenir toute infection. « À l’arrêt de ces traitements, si on n’opère pas, il y a très peu de chance qu’elle s’en sorte », apprenait-on encore dans la journée de vendredi, avant que la maman ne prenne la décision d’opérer. « Malgré les différents traitements, elle continue de faire de la température, son petit corps lutte beaucoup, ce qui n’est jamais bon. »

    On l’a compris, l’opération de mardi ne sera ni une partie de plaisir pour les chirurgiens, ni pour la maman de Milane qui, bien entourée, doit surmonter cette nouvelle épreuve.

  • Namur: deux jeunes ont été tabassés en pleine rue par une bande

    Les deux Namurois ont été tabassés en pleine rue à Namur.
    Les deux Namurois ont été tabassés en pleine rue à Namur. - D.R.

    « L’ami de mon compagnon marchait 15 mètres devant », nous raconte Céline (nom d’emprunt), encore sous le choc de l’agression. « Quand il s’est retourné, il a vu que mon compagnon se faisait tabasser par une bande d’au moins six personnes. Il s’est précipité pour lui venir en aide, et ils lui ont cassé la figure aussi. »

    L’homme est défiguré.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux Namurois de 27 ans se sont fait tabasser par une bande, rue de Bruxelles à Namur. La compagne d’une des deux victimes a lancé un appel sur les réseaux sociaux. Elle cherche activement des témoins de la scène. « Si une personne a vu quelque chose, qu’elle nous le dise. »

    Céline n’était pas avec son compagnon aux moments des faits qui se sont déroulés entre 2h30 et 3h30 du matin. « Ça devait être une soirée normale. Mon compagnon n’est pas un grand sorteur. Il avait juste prévu un afterwork avec des amis dans le centre de Namur. »

    Une agression sans raison

    Les deux amis venaient de quitter un bar dans Namur. « On n’est juste allé vers la rue de Bruxelles pour voir s’il y avait encore un café d’ouvert », raconte le compagnon de Céline. « Nous étions un peu alcoolisés. Mon ami était quelques mètres devant moi quand ils me sont tombés dessus. »

    «
Ils se sont acharnés sur moi.
»

    Les deux hommes ont été roués de coups. « Mon compagnon a une entorse à la cheville. Et son ami a été défiguré. Il a reçu plusieurs coups de pied au visage. Les agresseurs se sont acharnés sur lui. Ils sont restés tous les deux au sol. Ils m’ont appelé et j’ai directement prévenu la police de Namur. Elle m’a dit qu’ils avaient déjà été alertés, mais qu’ils n’avaient pas envoyé de patrouilles, car les auteurs étaient déjà partis. Je trouve ça complètement scandaleux. »

    Le compagnon de Céline souffre d’une entorse.

    Finalement, les deux Namurois se sont relevés et sont rentrés au domicile de Céline et son compagnon. « Nous vivons pas loin du commissariat. Je leur ai directement dit d’aller porter plainte. »

    Une fois la plainte déposée, les deux Namurois ont été emmenés par la police aux urgences du CHR de Namur. « Personne ne les a reconduits après. C’était le matin, je devais aller travailler. On ne comprend pas, ce sont des victimes. Ils ont dû rentrer à pied. Ils ont tous les deux reçus plusieurs jours d’incapacité de travail. »

    Un sentiment d’insécurité

    À travers ce témoignage, Céline veut faire passer un message. « C’est la première fois que mon compagnon se faisait agresser, mais ce n’est pas la première fois que nous entendons qu’il y a des agressions violentes dans Namur. On n’osera même plus sortir boire un verre à la fin. Et quand ce ne sont pas des agressions, ce sont des dégâts aux voitures. Nous vivons à Namur depuis 3 ans. Notre voiture a déjà été vandalisée trois ou quatre fois. »

    La jeune femme demande une réaction de la Ville de Namur et de la police locale. « Cette agression aurait pu arriver à n’importe qui et elle aurait pu avoir une issue bien plus dramatique. »

    Lloyd Poncelet

  • Standard: comment Michel Preud’homme sera réduit au silence

    Standard: comment Michel Preud’homme sera réduit au silence
    belga

    C’est une première en Pro League dont il aurait préféré faire l’économie : pour avoir reçu une cinquième carte jaune bien sévère face à l’Antwerp, après avoir été averti contre Genk, à Gand, à Mouscron et contre Gand, Michel Preud’homme sera suspendu dimanche à Charleroi, en vertu du règlement entré en vigueur en début de saison. Étant aussi, en plus de ses fonctions principales d’entraîneur, vice-président du Standard, MPH prendra place dans la tribune officielle du stade du Pays de Charleroi, aux côtés de Bruno Venanzi et des autres membres de la direction liégeoise. Sans pouvoir coacher donc…

    « Cela n’a rien changé à la préparation de ce match, qui a été effectuée de la même façon que lors de tous les autres », confie Preud’homme, qui se reposera donc sur ses deux adjoints, Eric Deflandre, qui fera office d’entraîneur principal puisqu’il est en possession de tous les diplômes nécessaires, et Mbaye Leye, qui reprendra dans les faits les tâches dévolues à MPH. « Le fait que je partage énormément avec eux fait que ça ne pose pas de problème. Pendant un match, on est en discussion permanente, je sollicite l’avis d’Eric et Mbaye. Ils connaissent donc mon mode de réflexion et la manière dont je réagis face à telle ou telle circonstance. C’est vrai qu’on peut être important en tant que coach et on essaye de l’être mais la préparation constitue quand même une grande partie du travail, davantage que le coaching, même si celui-ci est important parce qu’il faut faire les bons choix… »

    Concrètement et techniquement parlant, Preud’homme ne pourra pas communiquer ni avec ses joueurs, ni avec les membres de son staff, pendant la rencontre, alors que sa présence sera interdite, avant et pendant le match, dans le vestiaire et la zone neutre. C’est Mbaye Leye qui répondra aux interviews en bord de terrain et se présentera, après le coup de sifflet final, en salle de presse aux côtés de Karim Belhocine.

    Pas d’oreillettes

    « Savoir si cela va influencer le match, c’est difficile à dire », note l’entraîneur du Sporting qui, lors de sa première expérience à Courtrai, ne pouvait pas être officiellement T1, faute de diplômes. « C’est très frustrant pour un coach de ne pas pouvoir être présent sur le banc. Mais je sais aussi qu’un match n’est pas l’autre. Je me souviens d’un match qu’on avait gagné au Standard sans que je puisse le coacher, mais aussi d’une défaite dans la même situation… »

    Si Michel Preud’homme avait déjà été suspendu lorsqu’il dirigeait le FC Bruges, Ricardo Sa Pinto avait été le dernier entraîneur du Standard en date à subir pareil sort. Pour son comportement lors d’un huitième de finale de Coupe à Anderlecht, le Portugais avait été suspendu à Waasland-Beveren, à Ostende en Coupe et face à La Gantoise. Suivi comme son ombre par un représentant fédéral lors du premier match, il était resté à l’hôtel lors du deuxième et à l’Académie lors du troisième, devant sa télévision, pour communiquer avec l’un de ses assistants. Ce que Preud’homme ne pourra pas faire, le système d’oreillettes n’étant pas autorisé.

    De là à dire que cela ne pèsera pas sur l’issue des débats, il y a un pas qu’il est impossible de franchir. « Il y a des matches lors desquels on doit intervenir énormément », dit MPH. « Contre Courtrai par exemple où on s’est retrouvé à dix et où on a évolué dans trois systèmes différents. Et d’autres lors desquels le coaching est moins important, si ce n’est remplacer un joueur fatigué ou donner une impulsion plus défensive ou défensive. Mes assistants sont capables de voir ça… »

  • Polémique à la HEPL: les étudiants obligés de partir en Italie

    Des élèves de la Haute École doivent partir en Italie...mais cela ne les rassure pas tous.
    Des élèves de la Haute École doivent partir en Italie...mais cela ne les rassure pas tous. - Isopix/G.

    Marie (prénom d’emprunt) est une jeune Jemeppoise scolarisée à la Haute-Ecole de la Province de Liège, en 2e année du Campus 2000. La jeune femme craint actuellement pour le succès de son année scolaire… à cause du coronavirus. Elle nous a contactés pour nous faire part de son inquiétude, ainsi que celle de ses camarades, quant à l’organisation d’un voyage prévu en Italie dans une dizaine de jours. « Dimanche prochain, nous allons participer pendant une semaine à un séjour scolaire en Italie (à Passo Del Tonale, dans le nord du pays) », raconte Marie. « L’école maintient le voyage malgré les cas de coronavirus non loin de l’endroit où nous allons. La position officielle de la direction est de maintenir le voyage tant que le Ministère ne dit pas le contraire. Nous, étudiants, n’avons pas notre mot à dire. »

    « Partir ou rater mon année »

    Le choix des étudiants, dont celui de Marie, est cornélien : il s’agit de choisir soit de se résoudre à partir en Italie et ainsi de s’exposer au Cod-19, soit d’annuler et ainsi avoir d’office une seconde session et perdre 477 euros, le montant qu’ils ont chacun investi dans ce voyage scolaire. « Je vais bien réfléchir, je vais peser le pour et le contre, et en parler avec mes parents. Ma mère refuse que je parte, par souci de santé. Tandis que mon père souhaite ne pas perdre cet argent. C’est quand même une somme qu’on ne peut pas se permettre de jeter à la poubelle… »

    Marie affirme ne pas être seule à vouloir éviter tout risque de virus : « Sur la soixantaine d’élèves, nous sommes bien la moitié à ne pas vouloir partir. Je pense qu’on devrait pouvoir faire un vote. Mais je pense que, par rapport à d’autres écoles qui ont d’emblée annulé leur voyage, notre souci est que nous n’avons pas d’assurance annulation. Par contre, si c’est le Ministère qui décide d’annuler, on pourra être remboursés. »

    La décision finale appartient donc au ministre fédéral… qui peut trancher même à la dernière seconde. « Même si on est en Suisse, le car peut encore faire demi-tour. » Une décision que souhaitent bien une trentaine d’élèves de la HEPL.

    XDB

  • Les trois nouveaux radars tronçons n’envoient pas d’amende!

    Les trois nouveaux radars tronçons n’envoient pas d’amende!

    « Nous avons activé les deux radars-tronçon, mais je ne peux pas vous dire à ce stade combien il y a eu d’excès de vitesse. Les données sont directement envoyées au Centre de traitement des infractions de la police fédérale à Daussoulx. Il faut voir avec eux », nous explique David Deladrier, chef de la zone de police Beloeil.

    Ce 4 février, la zone avait reçu la visite d’un spécialiste de l’Institut Vias pour procéder à l’homologation de ses deux radars-tronçons installés sur la N527, l’un sur le territoire de Quevaucamps et l’autre à Ellignies-Sainte-Anne. La veille, Vias avait fait de même avec le radar-tronçon de la citadelle à Namur. Tout était en ordre. La validation devait être envoyée au SPW pour acceptation afin de donner le go aux polices locales pour la mise en service effective. « Le système a été effectivement, mais il y a un problème au niveau du Centre de traitement des infractions. Aucun p.-v. n’a encore été envoyé », indique Manu Leleux, de la police locale de Namur.

    Renseignement pris auprès de la police fédérale, il y a deux problèmes, l’un technique et l’autre administratif. « Il y a un souci au niveau des images, mais cela devrait être vite réglé », nous dit-on. « Mais sans la documentation administrative ne prouvant que le radar est conforme, nous ne pouvons pas verbaliser », précise notre interlocuteur.

    « Effectivement, il faut encore ajuster le logiciel de cryptage des données enregistrées par les caméras ANPR du radar et envoyées par fibre optique jusqu’au centre de traitement de la police. Cet ajustement peut encore prendre un peu de temps », explique Mee Hwa Boulangé, porte-parole du Service public de Wallonie. Quant à l’autre problème, c’est plus compliqué…

    « Pour pouvoir envoyer les documents administratifs à la police, nous devons au préalable avoir reçu le rapport de métrologie de l’Institut Vias qui est chargé de l’homologation. Nous l’attendons toujours », souligne Mee Hwa Boulangé. Le retard serait donc à imputer à Vias ? L’Institut n’est pas du tout de cet avis. « Nous avons fait notre travail. Il ne reste qu’un seul aspect à régler, l’homologation du serveur informatique. Nous devons recevoir une demande officielle de notre client, et ce client n’est pas le SPW », explique l’Institut Vias que nous avons contacté. Selon Vias, la Région a confié l’installation de ces équipements à la firme Fabricom qui a fait appel à un sous-traitant qui lui-même a engagé Vias pour la phase d’homologation. Pas simple.

    La ministre prévenue

    « Vias attend un document ? Leur rôle est de s’assurer de mener leur tâche jusqu’au bout. Ils doivent suivre leur dossier », réplique le SPW. « Oui, mais nous ne sommes qu’un sous-traitant en fin de ligne », rétorque Vias. Qui a raison ? Qui a tort ? La ministre wallonne en charge de la Sécurité routière va se pencher sur la question. Une réponse devra être apportée rapidement. Les trois radars-tronçon sont les premiers d’une série de 24 qui doivent s’implanter aux quatre coins de la Wallonie.

  • Liège: aucun labo ne veut analyser le frottis suspect de Covid-19

    Prétexte
    Prétexte - AFP

    Une patiente liégeoise, de retour récent de Palerme, s’est plainte hier des symptômes attribués au fameux coronavirus. Elle contacte son médecin traitant qui se rend chez elle en début d’après-midi, avec la tenue prescrite, à savoir munis de masque et de gants.

    « Elle avait effectivement les mêmes symptômes », explique le docteur Fouad Chamas. « Et elle me dit qu’elle revient de Palerme où plusieurs cas réels ont été diagnostiqués récemment. Et elle ajoute que l’aéroport de Palerme a été fermé juste après son départ. »

    Le docteur réalise un frottis de gorge et une prise de sang, conformément aux prescriptions envoyées à tous les médecins traitants de Belgique. Il prend ensuite contact avec l’Aviq pour signaler ce cas suspect. « Et la dame de l’Aviq au téléphone me répond que Palerme n’est pas sur sa liste et que je ne peux donc pas envoyer mon frottis à l’UCL, la seule université francophone habilitée à l’analyser. »

    Aussi dans le privé

    Fouad Chamas insiste mais, devant ce refus persistant, il décide d’aller lui-même dans le laboratoire privé où il envoie ses échantillons d’habitude. « Et bien là aussi ils m’ont répondu qu’ils ne pouvaient pas l’analyser parce que les procédures étaient claires à ce niveau. Seul le laboratoire de l’UCL pouvait s’en occuper. »

    Le médecin a alors envoyé une demande spéciale sur le site du SPF Santé et n’a toujours pas eu de réponse en retour. Du coup, il fulmine : « J’ai une patiente qui panique actuellement chez elle car elle pense qu’elle est atteinte du fameux virus. Et je ne peux lui apporter aucune réponse. Et je me heurte à une administration qui refuse d’analyser mon frottis. Alors, je ne sais pas si elle atteinte de coronavirus, ou pas. Mais ce que je sais, c’est qu’il y a de véritables lacunes dans le système mis en place. »

    Une procédure qui effectivement, sera sans doute appelée à être revue.

    Le docteur Fouad Chamas

  • Le prince Laurent n’a pas peur du coronavirus

    Le Prince se lave les mains régulièrement, depuis toujours.
    Le Prince se lave les mains régulièrement, depuis toujours. - Belga

    Le prince Laurent nous le dit tout de suite, il n’est pas un professionnel de la santé. Le frère du Roi est, pour l’avoir côtoyé, très à cheval sur l’hygiène. On le voit souvent se laver les mains. « J’ai été élevé comme ça. Depuis toujours, je me lave régulièrement les mains ». Comme tous les Belges, il suit l’actualité et n’a pas pu passer à côté de celle relative à l’épidémie de coronavirus. Va-t-il changer sa manière de vivre, de se déplacer ? « Absolument pas. L’agence mondiale de la santé, l’OMS nous apprend qu’il y a 60.000 cas de décès dus chaque année à la grippe. Ce qu’on ignore des virus et des bactéries, c’est qu’il y en a partout où on va. Là où vous êtes, il y a plein de virus ». Amoureux des voyages et particulièrement de l’Italie, le Prince compte toujours s’y rendre. Est-il inquiet pour la rentrée scolaire de ses enfants ? Les princes sont inscrits au Lycée français à Uccle. « Pas du tout. Ils ne reviennent pas d’un endroit à risques. Il n’y a aucun problème à se rendre à l’école. Plus vous êtes jeune, plus vous être résistant ». Bref, Laurent n’a pas peur. « On peut contracter partout un virus. Regardez vos mains, l’intérieur de votre corps, il y en a partout, des bactéries, mais on ne les voit pas ».

    « Je n’ai pas attrapé la lèpre »

    Oui, enchaîne-t-il, il se lave fréquemment les mains. « Les distributeurs d’eau publique que j’ai fréquentés par le passé conseillent d’utiliser leur eau pour se la laver et pour l’hygiène ». Au fait, a-t-il acheté un masque, au cas où… « Vous plaisantez ? », répond-il. « Faites-moi plaisir, allez voir les photos des virus sur internet, vous verrez combien c’est laid. Vous savez, un jour, j’ai serré la main d’un lépreux et je n’ai pas eu l’occasion de me laver les mains après… je n’ai jamais attrapé la lèpre ».

    Philosophe, le Prince ? « À la ville, à la campagne, dans chaque mm3 d’air, il y a combien de virus, combien de bactéries ? Ce qu’on ne voit pas ne nous intéresse pas. Et sur votre matelas, allez voir… aux États-Unis, les films de science-fiction se sont inspirés de ces organismes ».

    « On va tous mourir un jour. Cela ne sert à rien de se barricader car on arrivera toujours à vous avoir », poursuit le prince Laurent. Il cite l’exemple du président libanais Rafic Hariri mort le 14 février 2005. « Il a sauté sur une bombe alors qu’il avait plusieurs voitures blindées. Moi, j’espère juste mourir en ayant le moins de choses à me reprocher ». Peur de la mort ? « Je ne sais pas… Je ne suis pas une grenouille de bénitier mais dans les récits que je lis, on parle de la vie après la mort. Je parle des livres des grands mystiques. Notamment ce que pensait Padre Pio de la mort alors qu’il savait qu’il allait bientôt mourir. Ou la vie d’Yvonne Aimée de Malestroit. C’est passionnant. Je ne cherche pas à avoir des certitudes mais cela vaut vraiment la peine de les lire ».

    Pierre Nizet

  • «Evitez la poignée de main»

    Capture d’acran BFM TV
    Capture d’acran BFM TV

    Dix-neuf nouveaux cas, mais aucun nouveau décès : ce sont les chiffres de l’avancée du coronavirus chez nos voisins français en ce moment.

    « Une nouvelle étape de l’épidémie est franchie. Nous passons désormais au stade 2 (sur un total de 3, ndlr): le virus circule sur notre territoire et nous devons freiner sa diffusion », a déclaré Olivier Véran.

    Par ailleurs, Olivier Véran a rappelé les « petitts gestes qui font une grande protection », pour limiter au maximum la contagion: « Lavez-vous les mains toutes les heures, éternuez dans votre coude, utilisez des mouchoirs à usage unique. Les masques sont inutiles si vous n’êtes pas malade, si vous n’avez pas été proche de personnes malade », a-t-il dit avant de recommander « d’éviter la poignée de mains ».

  • César: l’actrice Adèle Haenel quitte la cérémonie

    César: l’actrice Adèle Haenel quitte la cérémonie

    L’actrice Adèle Haenel, symbole d’un nouvel élan de #MeToo en France depuis qu’elle a accusé en novembre le réalisateur Christophe Ruggia d’«attouchements répétés» quand elle était adolescente, a quitté la salle après l’annonce de ce prix remis au cinéaste franco-polonais.

    Par ailleurs, Roman Polanski et Robert Harris ont aussi remporté le César de la Meilleure adaptation et des Meilleurs costumes (Pascaline Chavanne).

    Le réalisateur et l’équipe de son film «J’accuse», y compris l’acteur Jean Dujardin qui joue le rôle principal, avaient décidé de ne pas se rendre à la cérémonie des César alors que son long métrage sur l’Affaire Dreyfus a récolté douze nominations.

    > Retrouvez ici le palmarès complet des Cesar.