Sudpresse, victime d’un journaliste indépendant, se sépare de lui

Sudpresse, victime d’un journaliste indépendant, se sépare de lui

Scandalisés par de telles pratiques, menées à notre insu, qui sont totalement contraires à notre déontologie, aux pratiques et aux valeurs journalistiques prônées au sein de notre groupe, nous avons décidé immédiatement de mettre un terme à notre collaboration avec ce journaliste, pour manquement grave. Nous avons aussi, par respect pour nos lecteurs, immédiatement retiré de nos sites internet l’article litigieux et saisi le Conseil de déontologie journalistique.

La suite de l’enquête d’Arrêt sur images et notre propre travail de vérification laissent à penser que cette fausse interview n’était peut-être pas un cas unique dans le chef de l’intéressé. Des vérifications approfondies sont en cours à ce sujet. Nous nous réservons dès lors le droit d’entamer des poursuites contre ce journaliste.

Sudpresse n’est pas le premier média à souffrir d’une affaire de ce genre. En Belgique comme à l’étranger, d’autres cas ont été découverts. Le très sérieux journal allemand Der Spiegel, le britannique Guardian et le New York Times ont connu des cas d’école. « Ils sont excessivement difficiles à détecter », nous confirmait hier la secrétaire générale de l’association des journalistes professionnels (AGJPB), Martine Simonis.

Cette affaire a profondément choqué la Rédaction de Sudpresse et tous les journalistes du groupe, qui ne pouvaient imaginer qu’un journaliste, reconnu en tant que collaborateur de presse par l’association des professionnels du secteur (AGJPB), puisse se livrer à de telles pratiques. D’autant que l’intéressé est loin d’être un novice dans la profession puisqu’il a collaboré ou collabore toujours avec de nombreux médias de référence.

Sudpresse a décidé de mettre en place rapidement des process de vérifications éditoriale et technologique qui permettront, à l’avenir, de repérer d’éventuelles pratiques non déontologiques. Par prudence, par souci de transparence et par respect pour ses lecteurs et pour toute la profession, sans toutefois préjuger de l’étendue de la supercherie, Sudpresse s’engage à supprimer au plus vite tous les articles en ligne du journaliste concerné.

Nous le répétons : Sudpresse est totalement victime dans cette affaire dont elle ne pouvait imaginer l’existence. Il n’empêche : nous présentons nos plus sincères excuses à nos lecteurs et à toutes les personnes que cette regrettable affaire a pu affecter.

La rédaction en chef de Sudpresse

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